Calculer un débit, c'est répartir une liste de pièces sur des barres en perdant le moins de matière possible. Trois notions suffisent pour comprendre ce que fait un bon plan de coupe.
1. La cote au point long
Une pièce coupée en biais n'a pas la même longueur sur ses deux faces. Par convention, la cote saisie est la cote au point long : la mesure prise sur le côté le plus long de la pièce. C'est cette longueur qui est réservée sur la barre.
2. Le trait de scie (kerf)
La lame a une épaisseur : chaque coupe transforme quelques millimètres de métal en copeaux. Sur une coupe droite, on perd la largeur du trait. Sur une coupe d'angle, le trait est projeté sur l'axe de la barreet consomme davantage : une coupe à 45° « coûte » environ 1,4 fois un trait droit. Sur une commande de plusieurs dizaines de pièces, ces millimètres s'additionnent en centimètres, voire en barres entières.
3. Les coupes d'angle et l'imbrication
Les angles ne font pas que consommer du trait : bien orientés, ils permettent de récupérer de la matière. Deux coupes biaises identiques s'emboîtent et partagent un trait. C'est le sujet de l'article sur l'imbrication des coupes à 45°.
Lire un plan de coupe
Un plan de coupe clair indique, pour chaque barre :
- les pièces à débiter dans l'ordre, avec leur longueur et leurs angles ;
- les coupes mutualisées (imbrications) ;
- la chute finale, et si elle est réutilisable ou non.
L'objectif d'un optimiseur est de minimiser la matière perdue (trait de scie + chutes courtes) tout en plaçant toutes les pièces demandées, sans jamais mélanger matériaux ou profils.
En pratique
Plutôt que de tout calculer à la main, laissez l'outil faire : saisissez votre stock, listez vos pièces et obtenez un plan de coupe optimisé. Pour aller plus loin sur la réduction des pertes, voyez comment optimiser ses chutes de métal.